Démarche artistique

Mon art est axé sur l’humain. J’explore les relations humaines, la sexualité, les émotions et les sentiments au travers de mes oeuvres. Je tente de comprendre ces concepts et de visiter chacune de leurs facettes de manière à saisir ce qui les lis entre eux. En d’autres mots, je m’intéresse à l’interaction humaine. Chaque oeuvre est précédé par une réflexion quant au sujet qu’elle aborde; je considère une oeuvre d’art comme étant le résultat physique de l’art, la démarche et le raisonnement sont pour moi plus importants que le résultat visuel final. 

 

Je commence habituellement par une idée qui m’est venue, parfois concrète, plus souvent qu’autrement assez nébuleuse. Alors, je saisis mon cahier de croquis, le crayon le plus proche et je me met à remplir mes feuilles d’idées, d’images, de mots, de phrases. Je fais des liens entre elles, je prend certaines parties d’une telle et le raccommode à un autre tel. Ce brainstorm me permet de ne pas m’arrêter à ma première idée. Je peux ainsi développer un concept intéressant. Cette première étape peut prendre une vingtaine de minutes, comme elle peut durer trois jours.

Lorsque j’ai finalement établis mon idée, je la nomme. Cette action est cruciale, car c’est ce qui défini la Forme.   L’idée de « Forme » est tiré de Platon, un philosophe qui a eu un grand impact sur mon art et ma personne. Elle implique qu’un concept, qui existe dans un monde immatériel, est parfait et que chaque représentation matérielle de celui-ci n’est que partiel, et alors incomplet et faux. En nommant cette idée nébuleuse, je fais d’elle un concept; elle peut alors exister de manière parfaite. C’est ce que j’appel la conceptualisation.

 

Me voilà rendu à la troisième phase, la matérialisation. Une oeuvre d’art tirée du concept ne lui rendra jamais justice, car comme expliqué plus haut, le monde matériel ne permet pas l’existence d’un concept, seulement sa manifestation. C’est pourquoi l’art est pour moi le processus plutôt que le résultat visuel. Cependant, bien qu’une oeuvre ne soit qu’une manifestation, elle détient un pouvoir. À partir d’une oeuvre, un individu peut conceptualiser à son tour une idée qui lui vient en tête en la voyant. Ainsi, je vois mon art comme un véhicule d’idées et de sentiments. Voilà pourquoi je ne m’arrête pas au concept et que je crée une oeuvre d’art; j’ai le désir de partager mon raisonnement, ce que je ressens, à quiconque pouvant observer le produit.

La matérialisation du concept est une question de préférence personnelle. Étant tombé en amour avec l’anatomie du corps humain récemment, il est sujet dans tous mes oeuvres et est ma première source d’inspiration pour mon style. Ses courbes et sa fluidité m’ont inspirés à le représenter avec des lignes moulant ses volumes. J’ai toujours été fasciné par le mouvement des fluides,. J’ai donc cherché à reproduire cette texture dans mon art. Cette technique se développe et évolue à chaque oeuvre. Elle est vivante et c’est ce que j’aime tant. L’encre offre une lisibilité plus aisée d’une oeuvre ainsi qu’une possibilité infinie de contraste lorsque la technique est maitrisée, c’est pourquoi elle est mon médium de prédilection. 

 

Pour développer l’esthétique de mon art il me faut parfaire mes connaissances. Pour ce faire, j’ai débuté mes études en arts visuels. Je suis aussi étudiant libre au cours Représentation tridimensionnelle de l’anatomie. J’assiste à des sessions de modèle vivant à l’UQAM chaque semaine et je visite hebdomadairement le Jardin Botanique de Montréal pour dessiner la végétation. De plus, chez moi, je pratique la maîtrise de mon médium et j’expérimente énormément.

08/02/18

  • Black Instagram Icon